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2009

Article paru dans la " Nouvelle République, le 2 janvier 2009 "

-- Florent Brard a profité des fêtes de fin d'année et de son séjour en Touraine pour signer sa licence 2009 en faveur de son club d'origine, le PL Paul-Bert de Tours. Le Tourangeau de Pau a passé ses six premières années de vélo sous le maillot du club de l'île Aucard. Il y a refait un passage lors de ses

deux premières saisons de coureur professionnel, en 1999 et 2000. Il se rangea ensuite sous la bannière de l'AVC Aix-en-Provence

avant de rejoindre le VC Pau-Béarn :

-- Florent -- « Mais ce club vient de mettre la clé sous la porte. Cela tombe bien j'avais envie de revenir dans un club tourangeau, de

préférence celui de mes débuts, le PL Paul-Bert, » confie le coureur de la Cofidis.Pour marquer l'événement, lundi matin, malgré un

froid piquant, des jeunes coureurs du PL Paul-Bert sont venus accompagner leur nouveau camarade de club dans sa sortie

d'entraînement quotidienne. Des minimes aux juniors, ils étaient une douzaine, ponctuels au rendez-vous fixé par le président Éric

Réthoré, lui même montrant l'exemple sur son vélo :

-- Florent -- « Je constate que rien n'a changé au PL Paul-Bert, remarque le professionnel. Quand j'y suis rentré il y a vingt ans, il était

renommé comme étant un des meilleurs clubs formateurs de la région. Aujourd'hui, je vois que les jeunes y sont toujours aussi bien

encadrés. Pour une banale petite sortie d'entraînement comme celle d'aujourd'hui, ils sont quand même trois accompagnateurs. Il y a

Éric comme capitaine de route, et deux gars dans la voiture suiveuse, Gérard Désiré, et Georges Gibeaux, celui qui fut mon président e

t avec qui on partage tant de bons souvenirs. » Florent prolongea un peu la sortie du PL Paul-Bert :  -- « Je n'ai jamais tant roulé au

mois de décembre que cette année. Samedi, j'ai fait le trajet Bourges-Ballan par le chemin des écoliers, 170 kilomètres. Il me faut être au point de bonne heure.

Je pars le 9 janvier avec Cofidis en Australie où débutera ma saison 2009. Je serai de retour le 27 janvier. Ensuite, mon programme comporte, en théorie, les courses suivantes : le challenge de Majorque, le Tour du Haut-Var, le Paris-Nice et le Milan-San-Remo, la seule classique à laquelle je n'ai jamais participé. A 33 ans, il n'est pas trop tard pour s'offrir de nouvelles expériences. »

Extrait Interview , paru sur " Sport365 ", le 9 janvier

-- L'année 2008 fut excellente avec notamment des succès dans les Classiques avec Sylvain Chavanel, deux victoires d’étape dans le Tour et le Prix de la Combativité dans ce même Tour. Faire aussi bien en 2009 ne va-t-il pas être compliqué ?

E.Boyer -- " Faire aussi bien, pourquoi ne serait-ce pas aussi simple ? On est optimiste. On travaille. Et lorsqu'on travaille, qu'on se donne les moyens de travailler, normalement on récolte les fruits de notre travail. Sauf malchance, bien entendu. Je n'ai pas de pression particulière. Je crois en ce que nous faisons. Je crois en la qualité de nos dirigeants et de nos coureurs. Je les vois travailler, je les ai régulièrement au téléphone. Maintenant, avec l'informatique et Internet, on peut suivre le travail à distance. A la lecture de ce qui a été réalisé tout le mois de décembre, je peux vous assurer que le travail est là. Maintenant, il va falloir concrétiser ce travail en compétition."

(...)

-- Restez-vous dans le ProTour E.Boyer --  ''Oui, on reste dans le ProTour. C'est une décision qui a été prise en septembre. On a simplement réalisé une lecture. Le ProTour c'est quoi ? Ça commence en Australie par le Tour Down Under, ça nous emmène ensuite au Tour des Flandres… Il n'est pas important ce ProTour mais il y a quand même des compétitions qui ont ce label, qui pour nous sont importantes. On s'est dit autant être ProTour pour avoir l'assurance de participer à ces compétitions. Pour le reste, en ce qui concerne les épreuves organisées par ASO, les épreuves organisées par RCS comme le Tour d'Italie et le Tour d'Espagne, on avait le choix. Et on sait que les relations que nous avons avec ces organisateurs là nous permettent de réaliser notre programme. C'est pour cela que nous avons pris la décision d'être ProTour, pour avoir l'assurance de faire des épreuves du ProTour comme l'Amstel Gold Race et le Tour des Flandres, et pour le reste nous avons la chance de choisir nos compétitions."

(...)

-- Quels sont les coureurs sur lesquels vous mettez le plus d’espoirE.Boyer -- " Les 24. On ne recrute que des coureurs ayant du talent et devant gagner des courses. Rémi Pauriol, il a fait troisième du Tour de Catalogne, ce n'est pas rien. Christophe Kern, il a été deuxième meilleur grimpeur du Tour d'Espagne derrière David Moncoutié. Alexandre Usov est un gagneur, un gagnant, qui gagne des courses. Il va probablement remporter plusieurs compétitions. On a un petit jeune, Rein Taaramae, qui est avec nous depuis l'an passé. On sait qu'il a un moteur exceptionnel. On pense qu’Amaël Moinard va confirmer sa bonne saison de l'an passé. David Moncoutié est redevenu depuis la fin de saison dernière le coureur qu'on a connu en 2004 et 2005. J'en oublie. Je ne vais pas tous les citer. Samuel Dumoulin a gagné une étape au Tour de France, c'est quelqu'un qui gagne des courses. Il y a Florent Brard, qui n'a pas fait une trop mauvaise saison, mais qui a un potentiel encore plus important. Il a été champion de France en 2006. Pourquoi pas à nouveau cette année ? Il y a Stéphane Augé, qui a gagné les quatre jours de Dunkerque, qui a gagné une étape au Tour d'Allemagne et qui a brillé aussi sur le Tour de France. Vous voyez, ça me vient comme ça, ça se bouscule presque. Je n'ai pas de crainte particulière à avoir quant à la volonté de chacun de nos coureurs de vouloir gagner les courses."

 

Article paru dans la " Nouvelle République ", le 10 janvier 2009

La formation nordiste a ouvert le bal des présentations 2009.

Objectif : faire aussi bien, voire mieux, qu'en 2008 !

La saison 2009 a été lancée, pour Cofidis, dans le cadre assez surprenant, magique et

enfantin du musée des Arts forains de Paris. Malgré la présence de deux tireuses de cartes,

personne ne quittera les lieux avec la certitude que le sponsor nordiste renouvellera son bail

pour les années à venir. « L'après ? Aucune idée, aucune réponse à vous donner »,

témoignait Éric Boyer, manager général de la formation nordiste, « en raison de la crise, la

société (NDLR : crédit en ligne et par téléphone) traverse des moments difficiles et nous

allons laisser ses responsables gérer leur travail. Il faudra attendre le printemps pour savoir si

l'aventure Cofidis sera pérénnisée. » (.....)

Le Tourangeau Florent Brard, quant à lui, est resté fidèle aux couleurs nordistes qu'il

porte pour la seconde année consécutive. « Un bonheur d'être dans cette équipe »,

lâche le néo-palois désormais licencié au PL Paul-Bert de Tours qui le vit débuter

(« le club de mon cœur »), conscient que la saison passée ne fut pas d'un gros calibre.

« Mes objectifs ? Un nouveau maillot tricolore - le plus beau - (NDLR : qu'il a déjà revêtu

lors du contre-la-montre à Argenton-sur-Creuse 2001 et sur route 2006), une victoire d'étape

au Tour de France et accrocher une belle course à mon palmarés.

Ça fait un moment que je n'ai pas gagné. Paris-Tours ? Pourquoi pas… Je cours avec plaisir et quand le plaisir est là, les résultats suivent. »

 

Interview paru dans "la Nouvelle République ",  le 2 févier 2009 -- Mais réalisée le 8 janiver 2009

" LE PLAISIR AVANT TOUT " -- Sur le col de son maillot, floqué Cofidis depuis la saison dernière, un liseré bleu-blanc-rouge. Tout un symbole, la marque de ses deux titres de champion de France glanés dans le contre-la-montre (2001) et sur route (2006).« Avec ce liseré, je m'aperçois qu'on est champion de France toute sa vie ».Sûrement les plus beaux souvenirs de sa carrière qui est pourtant loin d'être finie. A 32 ans, Florent Brard entame sa onzième saison au sein du peloton professionnel. Moral au beau fixe.

 

Une nouvelle saison, la onzième, débute. Comment se présente-t-elle ?

-- Florent -- « Comme tous les ans, pas trop mal. J'ai fini 2008 au Tour de Lombardie et j'ai pu couper durant un mois. Ma saison va débuter en Australie (ndlr : entretien réalisé le 8 janvier) et cette course va me permettre de continuer ma préparation. J'y vais sans aucune ambition. »

 

Que retenez-vous de ces onze années de professionnalisme, onze années durant lesquels le cyclisme a été secoué, dénigré ?

-- Florent -- « C'est vrai qu'à l'époque ce n'était pas l'idéal pour passer pro. Mais en onze années, j'ai vécu une

réelle évolution de comportement. Au niveau des coureurs, mais aussi de l'encadrement. Un assainissement

indéniable. Aujourd'hui, autour d'une table, les jeunes parlent entraînement, diététique…Ça ne parle que de vélo.»

 

* Avez-vous été tenté de tout laisser tomber ?

-- Florent -- « Jamais ! (catégorique). A chaque tricherie dénoncée c'était une avancée. On cherche énormément

dans le cyclisme ce qui est loin d'être le cas pour les autres sports. »

 

* A 32 ans qu'est-ce qui fait encore courir Florent Brard ?

-- Florent -- « La passion. Plus je vieillis et plus j'aime le vélo, plus je m'aperçois que j'ai la chance de faire du

vélo, d'en avoir fait mon métier. Quand on est jeune, on ne sait pas réellement ce qui est bien, ce qui n'est pas

bien… Là, à mon âge j'apprécie. Ça ne va pas durer encore longtemps, alors autant bien profiter de ces

dernières années… »

 

* Malgré tous les sacrifices, les entraînements en solitaire ?

-- Florent -- « Quand le métier est une passion il n'y a pas de sacrifices. L'entraînement ? Cela ne me dérange

pas, bien au contraire. Ce qui me dérange le plus c'est lorsque je passe le portail et que je laisse mes trois

femmes (ndlr : son épouse et ses deux filles) derrière moi. Je pense qu'un coureur cycliste, dans mes âges,

n'est pas cramé physiquement mais, psychologiquement, il a plus de mal à sortir de chez lui. Cela devient un

peu plus dur d'année en année. »

 

Le soutien de la famille est important ?

-- Florent -- « Complètement ! Être femme de coureur cycliste c'est un métier… Mais n'allez pas croire que mon

épouse s'occupe de tout. Certainement pas de ma valise. Ça c'est mon royaume ! Il n'y a que moi qui y touche.

De toute façon, elle n'est jamais défaite. Je ne la fais qu'une fois par an, juste avant mon premier déplacement.

Lorsque je rentre à la maison je retire tout ce qui est sale et je remets juste ce qu'il faut pour repartir sur de

nouvelles épreuves… Ça me vaut d'être souvent eng…… parce que quand je suis à la maison la valise reste

ouverte dans la chambre. En fait, plus les années passent et plus c'est le b…. dans cette valise, mais tout y est

à sa place et j'ai mes repères. »

 

Dans cette valise, quel maillot voudriez-vous glisser ?

-- Florent -- « Un nouveau maillot de champion de France (ndlr : deux dans sa collection, contre-la-montre et route).

Pour moi, pour mon niveau, je ne peux pas espérer mieux. Ce sont des maillots les plus abordables, ils sont

accessibles. Franchement, ces tuniques bleu-blanc-rouge ce sont mes meilleurs souvenirs. »

 

Vos motivations, aujourd'hui ?

-- Florent -- « Faire le Tour de France absolument ! En 2008, sur le Tour ce fut quelque chose que je n'avais jamais connu, si ce n'est au début de ma carrière chez Festina : une ambiance, une atmosphère, une émulation au sein de l'équipe Cofidis. C'était vraiment bon et appréciable. Finalement j'ai trouvé le Tour facile, d'autant plus facile que nous étions dans un tourbillon positif (ndlr : deux victoires d'étapes grâce à Dumoulin et Sylvain Chavanel). Ce fut un vrai plaisir. Quant à mes motivations ? Une victoire d'étape et un nouveau maillot tricolore. Ce serait le top. »

 

* 2009 va marquer le retour de Lance Armstrong sur les routes du Tour de France. Votre avis ?

-- Florent -- « Aucun. En tout cas, ça fait couler beaucoup d'encre et de salive. Cela dépasse le cadre du sport. De nombreuses personnes m'en parlent. Que va faire Lance ? Aucune idée, mais chez lui rien n'est laissé au hasard… Sur le plan mondial, ce sera positif pour le vélo. En France, par contre, je pense que ce ne sera pas un bien. »

 

Que peut-on vous souhaiter pour 2009 ?

-- Florent -- « Une belle victoire, parce que cela fait longtemps que je n'ai pas gagné. Une belle course ? Paris-Tours… J'ai un peu plus d'ambitions, mais avant tout je veux prendre du plaisir. S'il y a du plaisir il y aura des résultats. » 

TOUR DOWN UNDER.

Article paru dans la " Nouvelle République ",

le 23 janvier 2009

-- C'est à 16.000 km de leur base que

Jérémy Roy et Florent Brard ont donné

leurs premiers coups de pédales en

compétition. La saison 2009 a démarré

pour eux le 18 janvier sous le chaud

soleil du sud de l'Australie, en même

temps qu'un célèbre revenant,

L.Armstrong. Pour effacer les méfaits de

10 h de décalage horaire, la plupart des

Européens présents sur la course ont

débarqué une semaine plus tôt sur le sol

australien. Le temps pour Roy et Brard

de gommer un peu le retard que le froid et la

neige qui sévissaient en France avant leur départ ont occasionné dans leur préparation.

Deux autres Tourangeaux sont du voyage, Alain Bizet et Joël Milon, assistants sportifs de

leur métier, le premier pour le compte de l'équipe Bouygues, le second chez Cofidis.

 

Article paru dans " SudOuest ", le 30 janvier 2009

Florent Brard revient d'Australie Loin de la pluie béarnaise, le champion de France 2006 a peaufiné sa préparation sous le chaud soleil d'Australie, en participant au Tour Down UnderLoin de la pluie béarnaise, le champion de France 2006 a peaufiné sa préparation sous le chaud soleil d'Australie, en participant au Tour Down Under. « Mis à part au Tour de France, je n'avais jamais vu autant de monde sur le bord de la route », raconte le Tourangeau installé à Serres-Castet, qui n'en revient pas de la nouvelle dimension prise par Lance Armstrong. «Il est hors norme. J'ai l'impression que même ceux qui le critiquaient avant sont tombés sous le charme. Je le trouve encore plus star qu'avant son arrêt !» Cette année,Florent Brard se verrait bien accrocher une victoire d'étape au Tour de France, un nouveau maillot tricolore et, secrètement, il rêve d'un succès dans «sa» course, Paris-Tours.

-- Florent --  « Avant toute chose, je veux continuer à prendre du plaisir au sein de Cofidis. Nous sommes une belle équipe de francs-tireurs !»

Article paru sur " France2 ",  le 24 mars 2009

 L'expérimenté coureur de l'équipe Cofidis se livre à coeur ouvert sur sa passion, sa vision du cyclisme, son avenir.

-- Florent -- "J'aime vraiment le cyclisme malgré toutes les attaques dont il est victime. J'en suis un défenseur, un ambassadeur. C'est un peu réducteur mais c'est ma vie", lance Florent Brard. A 33 ans, celui qui a son franc-parler retrouve plaisir chez Cofidis pour sa 2e saison où il aimerait "gagner une belle course. Ca fait un moment que je n'ai pas gagné".

 

* Après une première saison de découverte, cette deuxième année chez Cofidis va-t-elle correspondre au retour du Florent Brard offensif, peut-être un peu moins collectif que l'an dernier ?

-- Florent -- " Vous avez parlé à Eric Boyer ? C'est exactement ce qu'il m'a dit. Ca fait un petit moment que je n'ai pas gagné. L'objectif 2008, c'était de prendre du plaisir. Ce sera aussi le cas en 2009, mais j'aimerais bien gagner une belle course. Ce dont je rêve, c'est remettre un maillot tricolore dans la valise, une étape du Tour ou encore Paris-Tours, la plus belle course du monde. Depuis tout gamin, c'est mon rêve, même si je n'ai pas vraiment les caractéristiques mais c'est une course très ouverte. Ce serait l'apothéose de ma carrière: finir sur une victoire à Tours, chez moi."

 

Vous parlez de finir votre carrière. Vous y pensez ?

-- Florent -- " Non, c'est dans trois-quatre ans. Ce n'est pas encore d'actualité. Plus les années passent, plus je m'aperçois que je fais un beau métier, plutôt une passion car je n'aime pas le mot métier. Ce n'est pas travailler pour moi. J'aime vraiment le vélo, surtout chez Cofidis. C'est ma 7e équipe, et c'est là où je me sens le mieux. C'est une vision plus humaine du cyclisme: on ne parle pas de pression de résultats, on parle de la base, de bien s'entraîner. Et forcément, si la base est solide, il y aura victoire. Et il faudrait d'ailleurs que ce soit le cas pour moi."

 

Les départs de Nick Nuyens et Sylvain Chavanel, deux leaders en puissance...

-- Florent -- (Il coupe) " Nick, je n'ai jamais couru avec lui et il y en avait d'autres, c'était pareil. L'an dernier, on était 30 coureurs, mais je préfère cette année où on est 24. C'est peut-être moins ambitieux, mais on peut plus parler d'équipe. "Chava" est parti, et cela m'embête car c'est quelqu'un que je connais depuis qu'on est minime car j'étais dans le département d'à côté. Il a souvent été attaqué et j'ai toujours pris sa défense. C'est un garçon que j'apprécie, qui a enfin pu s'exprimer l'an dernier car il se sentait bien. C'est un garçon simple, gentil, qui a de l'ambition, une sacrée tête de lard (sic) ce que j'ai découvert l'an passé, et qu'il soit parti m'attriste un petit peu. On se sent un peu orphelin car on n'a plus de tête d'affiche. Je ne pense pas que l'équipe soit pour autant diminuée."

 

Est-ce que ça n'ouvre pas plus de portes aux autres ?

-- Florent -- " C'est sûr qu'on aura un profil encore davantage baroudeur, n'ayant pas de leader unique ni de grand sprinteur. Mais Sylvain permettait aussi d'avoir des opportunités, car il ne bloquait pas notre course."

 

Le Tour de France, vous l'avez déjà en tête ?

-- Florent -- " C'est encore très loin. Je n'ai découvert le tracé que récemment. Mais en même temps, quand j'ai participé à mon premier Tour, j'ai compris pourquoi on ne parlait que du Tour. Il n'y a rien de mieux. En 2009, l'objectif sera d'y briller."

 

* Avez les années, avez-vous changé votre façon d'aborder le cyclisme ? Etes-vous plus décontracté ?

-- Florent -- " Oui, parfois trop. J'ai l'impression que ce n'est pas important de faire du vélo, c'est une passion. Récemment, je suis allé rouler avec les jeunes du club du Patronnage laïque Paul-Bert Tours et je me sentais proche d'eux, car je me sens encore minot. Je me suis rendu compte que j'avais un petit rôle à jouer auprès d'eux, de leur transmettre ma passion, leur donner 2-3 conseils. Dans ma jeunesse, on m'a beaucoup freiné en me disant "tu en fais trop". Et avec le recul, je n'en ai pas fait assez. C'est le message que j'avais envie de leur faire passer. J'aime ce côté éducateur, ce rôle que j'ai aussi dans l'équipe. Je suis bien avec les néo-pros. J'aime les intégrer. La vie en groupe, cela fait partie de mes points forts. Je peux être un meneur. Ce sera pour ma reconversion car j'espère avoir à terme mon équipe."

 

* C'est un rêve ?

-- Florent -- " Non, c'est un projet. Il ne faut pas aller plus vite que la musique. C'est un métier, encore plus maintenant car ce sont de véritables chefs d'entreprise. Pour l'instant, je ne suis que coureur, avec encore quelques années à faire. Mais j'aimerais passer de l'autre côté de la barrière, à moyen terme."

 

Après la très belle saison 2008, y a-t-il plus de pression pour 2009 chez Cofidis ?

-- Florent -- " Je pense qu'on est dans la continuité. Le noyau du groupe est le même, les nouveaux se sont vite intégrés. On nous a consultés en plus ce qui est bien car tout le monde a droit à la parole. Je m'attends à une saison équivalente, mais avec le petit souci lié au fait que Cofidis arrive au terme de son engagement. Je comprendrais qu'ils s'en aillent car ils ont fait le tour de la question après 13 ans. 2008 a été la rédemption après les grosses affaires. Cela m'inquiète un peu. J'espère vraiment que Cofidis va continuer au-delà de 2009."

 

Vous relativisez beaucoup le cyclisme, mais vous n'en êtes pas si détaché

-- Florent -- "Je suis un homme de passion. J'aime vraiment le cyclisme malgré toutes les attaques dont il peut être victime. J'en suis un défenseur et un ambassadeur. C'est un beau sport. C'est un peu réducteur, mais c'est ma vie."

 

 

A TRAVERS LES FLANDRES, Waregem

Article paru dans la nouvelle République, le 28 mars 2009

-- Reprise pour Brard et Rousseau. Pas chance pour les pros Tourangeaux exilés à Pau, Florent Brard et Nicolas Rousseau. Le premier en proie à des problèmes d'estomac n'a pas couru depuis le 12 février.

GP E3, Harelbelke

Comme ce fut le cas déjà à Waregem le temps fut très très exécrable !! Grêle, pluie et neige mélée, vent violent, etc... Florent abandonnera sous les trompes d'eaux après 80-90km de course.

 

 

LA FLECHE BRABANCONNE

--  Avec un temps beaucoup plus clément .......

Florent termine cette épreuve dans un peloton d'une trentaine

d'hommes , avec dans ce même groupe ses coéquipiers Séb. Portal et

de Séb.Minard. Ce dernier qui fut d'ailleurs un des grands animateurs de la

journée, puisqu'il était dans l'échappée matinale. Quant-à Florent ... on a pu le voir durant cette journée, de temps-à autres à l'avant du peloton........

 

 

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